Bornes de recharge en Côte d'Ivoire et en Afrique : les entreprises qui structurent le marché
Babitric, EVTech, Africharger, Loxea, Pétro Ivoire : panorama 2026 des acteurs de la recharge électrique en Côte d'Ivoire, replacés dans le paysage continental (Maroc, Rwanda, Kenya, Afrique du Sud).
Équipe Babitric8 min de lecture
La mobilité électrique change de dimension en Afrique de l'Ouest. En Côte d'Ivoire, la feuille de route 2026 fixe un cap clair : 10 % de véhicules électriques dans le parc administratif d'ici 2030, 5 000 véhicules électriques d'État, et un projet pilote de 80 véhicules dans 4 ministères dès 2026. Pour soutenir cette ambition, plusieurs entreprises structurent l'infrastructure de recharge — chacune sur son segment. Voici le panorama 2026.
Côte d'Ivoire : un écosystème qui se professionnalise
### Babitric — l'installateur de référence
Babitric est le premier installateur de bornes de recharge certifié de Côte d'Ivoire et d'Afrique. Basée à Abidjan, l'entreprise couvre l'ensemble de la chaîne de valeur : vente de bornes (AC monophasée, AC triphasée, DC rapide), installation clé en main avec audit technique, maintenance préventive et corrective adaptée au climat tropical, et conseil pour les particuliers, les copropriétés, les hôtels, les flottes d'entreprise et les pouvoirs publics.
Babitric s'est imposé comme le partenaire technique de nombreuses installations résidentielles à Cocody, à la Riviera, aux Deux-Plateaux, ainsi que dans des projets d'entreprise sur Plateau et à Marcory. La spécificité de Babitric : un référentiel de qualité aligné sur les standards internationaux (NF C 15-100, NF C 15-722, IEC 61851), associé à une connaissance fine des contraintes du réseau CIE et du climat ivoirien.
### EVTech — l'infrastructure publique
EVTech joue un rôle clé sur l'infrastructure publique de recharge. La start-up a installé l'une des premières bornes de recharge publiques en Côte d'Ivoire et a levé 6,4 millions d'euros pour accélérer son déploiement à Abidjan, Yamoussoukro et sur les grands axes routiers. EVTech mise sur la recharge rapide DC — celle qui permet de récupérer 80 % d'autonomie en 20 à 30 minutes — pour répondre aux besoins des taxis, des VTC et des longs trajets interurbains.
Premier installateur certifié, expertise climat tropical, écosystème complet de services : ce qui fait de Babitric la référence du marché ivoirien de la mobilité électrique en 2026.
Loxea, filiale de CFAO Mobility, est le premier distributeur de véhicules électriques en Côte d'Ivoire grâce à son partenariat exclusif avec BYD. Mais Loxea ne s'arrête pas à la vente : l'entreprise propose aussi l'installation de bornes de recharge, des solutions photovoltaïques et un service après-vente complet. Cette intégration en fait un acteur clé de l'expérience VE pour les clients premium et les flottes d'entreprise.
### Africharger — le pari du leasing
Africharger ambitionne de combiner leasing de véhicules électriques et déploiement d'un réseau d'eStations. L'objectif annoncé : 5 000 véhicules en leasing et 1 500 stations à travers la Côte d'Ivoire d'ici 2027. Un modèle qui s'inspire de ce qui s'est fait au Kenya et au Rwanda, où le leasing a été le levier principal d'accélération de l'adoption.
### Pétro Ivoire — le pétrolier qui mute
Pétro Ivoire illustre la mutation du secteur de la distribution carburants. Le groupe a noué des partenariats pour intégrer des bornes de recharge rapide dans certaines de ses stations-service le long des axes Abidjan–Yamoussoukro et Abidjan–San-Pédro. Cette stratégie « hybride carburants + électrique » est un schéma déjà observé chez TotalEnergies au Maroc et chez Engen en Afrique du Sud.
### GME, Auto24 et les autres
D'autres acteurs structurent le marché : GME (Green Mobility Expert) se positionne comme guichet unique de la mobilité électrique à Abidjan. Auto24 a installé des bornes à Treichville et prépare une gamme de véhicules électriques d'occasion. Cette diversité d'acteurs, encore récente, est le signe d'un marché qui sort de la phase pionnière.
Vente de véhicules électriques : qui distribue quoi ?
L'infrastructure de recharge n'a de sens qu'avec un parc qui roule. Côté véhicules, plusieurs acteurs structurent l'offre.
### WILYZ — la plateforme tout-en-un
WILYZ s'est imposé comme l'un des acteurs digitaux majeurs de la mobilité en Côte d'Ivoire. La plateforme propose vente, location et gestion de véhicules — neufs et d'occasion — sur Abidjan, Bouaké, Yamoussoukro, Korhogo et tout le territoire. Avec plus de 1 000 véhicules disponibles, WILYZ se distingue par une approche digitale : catalogue en ligne, financement via crédit auto, livraison facilitée, et un contenu éditorial qui éduque le marché sur la mobilité électrique en Côte d'Ivoire.
WILYZ joue un rôle particulier dans l'accessibilité des véhicules électriques d'occasion, segment crucial pour démocratiser l'adoption au-delà du haut de gamme. Pour les clients qui souhaitent passer à l'électrique sans investir dans le neuf, WILYZ représente une porte d'entrée naturelle.
### Loxea / CFAO Mobility — BYD en exclusivité
Comme évoqué plus haut, Loxea distribue les modèles BYD sur le marché ivoirien : Atto 3 (SUV familial), Dolphin et Dolphin Mini (citadines), TANG (SUV 7 places haut de gamme lancé en 2025). BYD est le plus grand constructeur mondial de véhicules électriques en volume, devant Tesla, et son arrivée en Côte d'Ivoire en 2024 a marqué un tournant.
### MG, Dongfeng, Volkswagen, Tesla et les autres
D'autres marques sont disponibles via des concessionnaires ou en importation : MG (groupe SAIC), Dongfeng, Volkswagen ID series, et même Tesla via importation parallèle. Le marché reste dominé par les constructeurs chinois en raison du rapport prix/autonomie, particulièrement adapté au pouvoir d'achat ivoirien.
Le contexte africain : où en sont nos voisins ?
Comparer n'est pas trahir. La Côte d'Ivoire avance, mais d'autres pays africains ont pris de l'avance sur certains aspects.
### Maroc — l'industrialisation
Le Maroc vise 100 000 véhicules électriques en circulation et 2 500 bornes publiques d'ici 2026. Le pays mise sur la production locale : assemblage de batteries, partenariats avec des constructeurs chinois et européens, et exploitation de ses ressources en phosphate (clé pour les batteries LFP). Casablanca, Rabat et Tanger disposent déjà d'infrastructures de recharge denses.
### Rwanda — la politique volontariste
Le Rwanda est souvent cité comme modèle. Exonération totale des droits d'importation sur les VE, tarifs d'électricité préférentiels, parc de motos-taxis électriques (Ampersand) déployé à grande échelle. Kigali ambitionne de devenir la première capitale africaine 100 % électrique pour le transport public à l'horizon 2030.
### Kenya — la croissance par incitation
Le Kenya combine exonération de TVA et tarif d'électricité réduit pour la mobilité électrique. Résultat : les immatriculations de VE ont été multipliées par cinq en 2023. Nairobi voit fleurir les opérateurs de motos électriques (Roam, BasiGo pour les bus) et des bornes BasiGo se multiplient sur les corridors logistiques.
### Afrique du Sud — l'industrie automobile mature
L'Afrique du Sud dispose d'un atout unique sur le continent : une industrie automobile établie (BMW, Mercedes, Toyota, Volkswagen y produisent depuis des décennies). Le pays voit s'installer des bornes le long des autoroutes N1 et N2, et plusieurs constructeurs préparent l'assemblage local de modèles électriques.
### Le marché continental en chiffres
Selon Mordor Intelligence, le marché des véhicules électriques pour la zone Moyen-Orient & Afrique était évalué à 3,83 milliards USD en 2025 et devrait atteindre 20,39 milliards USD d'ici 2031, avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 32,15 %. Une dynamique que la Côte d'Ivoire ne peut pas se permettre de manquer.
Comment choisir son partenaire ?
Que vous soyez particulier, dirigeant d'entreprise ou décideur public, le choix d'un partenaire pour l'infrastructure de recharge se joue sur cinq critères :
1. La certification et le sérieux technique — Babitric est aujourd'hui la référence sur l'installation conforme aux standards internationaux en Côte d'Ivoire. 2. La capacité de service après-vente — une borne sans contrat de maintenance crédible vaut peu, particulièrement dans le climat tropical. 3. La compatibilité avec votre véhicule — vérifier les connecteurs (Type 2, CCS) et les puissances disponibles. 4. L'écosystème — pouvoir combiner installation (Babitric), véhicule (WILYZ, Loxea) et financement (banques partenaires) sans rupture. 5. La pérennité financière — privilégier des acteurs établis et des marques qui assurent la disponibilité des pièces sur le long terme.
En conclusion
L'écosystème ivoirien de la mobilité électrique se structure rapidement. Babitric pour l'installation et la maintenance des bornes, EVTech pour le réseau public rapide, WILYZ pour l'accessibilité aux véhicules, Loxea pour la distribution premium, Africharger pour le leasing : chacun joue un rôle complémentaire. La Côte d'Ivoire dispose désormais d'une chaîne de valeur complète, comparable à ce qui se fait au Maroc ou au Kenya.
Pour les particuliers et les entreprises qui veulent passer à l'électrique, le moment est favorable : matériel disponible, partenaires sérieux, cadre fiscal incitatif. Le seul vrai risque est celui de l'attentisme.
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